Image de la semaine | 26/11/2012

Quand des nodules de péridotite sont fracturés par la prismation des basaltes, coulée du Ray Pic, Burzet (Ardèche)

26/11/2012

Auteur(s) / Autrice(s) :

  • Pierre Thomas
    ENS de Lyon - Laboratoire de Géologie de Lyon

Publié par :

  • Olivier Dequincey
    ENS de Lyon / DGESCO

Résumé

Enclaves (xénolithes) de péridotite fracturées lors de la formation des prismes de rétraction d'une coulée basaltique.


Basalte dont la prismation "fracture" un nodule de péridotite, coulée du Ray Pic, Ardèche
Figure 1. Basalte dont la prismation "fracture" un nodule de péridotite, coulée du Ray Pic, Ardèche — ouvrir l’image en grand

Point X-1 sur la carte IGN de localisation.

L'origine de la prismation dans les laves est bien connue : après la solidification complète d'une lave (de 1100 à 1200°C pour les basaltes, 750 à 800°C pour une rhyolite), le refroidissement continue. Ce refroidissement entraine une rétraction thermique, une diminution de volume, ce qui se traduit par la genèse de fractures. La preuve que les limites de prismes sont bien le résultat de fractures, c'est que ces limites peuvent traverser des inclusions de péridotite (ou d'autre nature). Elles traversent la limite péridotite - basalte sans être déviées, suggérant par là même que basalte et péridotite avaient la même rhéologie, et que le basalte était déjà "loin" de sa température de solidification.

En cherchant bien, il est possible de trouver la « cerise sur le gâteau », un nodule réparti entre 3 "colonnes" adjacentes de basalte, et donc fracturé par 3 limites de prismes.

Localisation des sites à nodules sur fond IGN
Figure 12. Localisation des sites à nodules sur fond IGN — ouvrir l’image en grand