Image de la semaine | 16/06/2008
Ruines de la basilique de San Juan Parangaricutiro (Mexique) partiellement ensevelie en 1944 par une coulée de lave du volcan Paricutin
16/06/2008
Auteur(s) / Autrice(s) :
Publié par :
- Olivier DequinceyENS de Lyon / DGESCO
Résumé
Le volcan Paricutin et le village de Parangaricutiro (Mexique).

Source - © 2008 — Michel Faure
Au fond, le cône du Paricutin. État en août 1977

Source - © 1977 — Document touristique disponible dans la région en 1977
De la basilique, il ne reste que la façade avec ces 2 clochers (dont un, à gauche, était inachevé) et un fragment du chevet. Les maisons du village, beaucoup moins résistantes que la basilique, ont été détruites. Le front de la coulée se voit très bien une centaine de mètres au delà de l'église. Une telle photo permet d'illustrer le principe d'inclusion en chronologie relative
Le volcan Paricutin est célèbre car c'est l'un des quelques volcans mondiaux dont toute la « vie » a pu être suivie, de sa naissance jusqu'à la fin (provisoire ?) de son activité.
« En août 1942, un paysan, Dionisio Pulido découvre dans son champs de maïs un trou de 5 m de diamètre et profond de 1,5 m. Il ne s'en inquiète guère. La vie continue. En janvier et février 1943, des tremblements de terre et des grondements se produisent dans la région. Le 20 février 1943, dans l'après-midi, le même Dionisio Pulido travaille dans son champ et brusquement entend des bruits assourdissants. Aussitôt, une fissure de 30 m de long s'ouvre près du trou qui s'était formé quelques mois auparavant. De la cendre commence à sortir de la fissure et, en 24 heures, à la suite d'explosions, un cône de 30 m émerge du champ de maïs de Dionisio. Ce volcan a été appelé Paricutin du nom du hameau le plus proche, aujourd'hui enseveli sous les cendres et les laves. Le 21 février une coulée de lave s'épanche. Le troisième jour, la taille du Paricutin double et le sixième jour il mesure déjà 120 m de haut. Au bout d'un mois il se dresse à 148 m pour culminer un an plus tard à 336 m. Le 7 juillet 1944 une coulée massive de plusieurs mètres de haut s'avance inexorablement vers le village de San Juan Parangaricutiro qu'elle recouvre, ne laissant émerger, comme un phare, que le clocher de l'église. »
D'après http://decobed.club.fr/Paricutin.html
Les images 3 à 7 qui suivent sont des photographies prises en août 1977 en s'approchant de la basilique et en parcourant ses ruines. La qualité des images n'est pas idéale, car il s'agit de vielilles diapositives prises par temps nuageux puis scannées et traitées.
![]() Source - © 2008 — Michel Faure | ![]() Source - © 2008 — Pierre Thomas Au centre de la photo, le cône du Paricutin (état en 1977). |
![]() Source - © 2008 — Pierre Thomas | ![]() Source - © 2008 — Pierre Thomas |
![]() Source - © 2008 — Pierre Thomas | |
Les images 8 et 9 montrent cette même basilique pendant l'éruption. Les images 10 à 12 sont des images récentes glanées sur le web.
![]() Source - © 2008 — decobed.club.fr Photographie prise après le début de l'éruption,en février 1943, mais avant l'arrivée de la coulée au niveau du village, en juillet 1944. On remarque très bien la différence de construction entre la basilique (en pierres) et les maisons du village (en bois, tôles ou torchis), ce qui explique la différence d'intensité des destructions. | ![]() Source - © 2008 — Martha Schoene |
![]() Source - © 2008 — http://www.skyscrapercity.com On peut noter que la végétation commence à fortement coloniser la coulée 60 ans après l'éruption. La différence avec les photos prises 30 ans auparavant (figures 1 à 7) est très nette. | ![]() Source - © 2008 — Steph and Karol sur picasaweb On peut noter que la végétation commence à fortement coloniser la coulée 60 ans après l'éruption. La différence avec les photos prises 30 ans auparavant (figures 1 à 7) est très nette. |
![]() Source - © 1981 — Rolf Cosar On peut noter que la végétation commence à fortement coloniser la coulée 60 ans après l'éruption. La différence avec les photos prises 30 ans auparavant (figures 1 à 7) est très nette. | |
Google Earth permet bien sûr de naviguer au-dessus de la région.
![]() Source - © 2008 — Google La croix rouge matérialise la position de la personne donnant l'échelle sur la figure 1.On voit très bien ce qui reste de la façade (à droite) et du chevet (à gauche). La route qui traverse la coulée de gauche à droite n'existait pas en 1977. | ![]() Source - © 2008 — Google Les maisons (à vocation touristique ?) visibles au front de la coulée n'existaient pas en 1977. |
![]() Source - © 2008 — Google La route et les "baraques" touristiques n'existaient pas en 1977. | ![]() Source - © 2008 — Google La lèche bleue indique le Paricutin. La flèche rouge indique la position des ruines de la basilique de San Juan Parangaricutiro. |














