Savoir ou périr
Bernard Lahire, sociologue, s’est intéressé à de nombreuses questions dont celles des sciences au sens large et de l’enseignement. Dans ce petit essai, il nous rappelle tout d’abord en quoi les savoirs et l’acquisition de connaissance sont des activités vitales pour l’espèce humaine, aujourd’hui encore (surtout ?), pour comprendre son environnement, l’utiliser, s’y adapter et y fonder des sociétés durables. Il revient ensuite sur les capacités d’émerveillement et d’envie de savoir notamment chez les enfants et plus largement chez les élèves / étudiants, capacités trop peu utilisées par les modes d’enseignement actuels, voire délaissées au profit d’une course à l’accumulation de connaissances plutôt que de travailler la démarche scientifique combinant d’incessants allers-retours entre questionnement, observation, et modélisation. Enfin, il déplore un monde de la recherche “adaptée” à une société du court terme dans laquelle l’utilité prime sur la créativité et dans laquelle le temps n’est plus laissé aux chercheurs pour élaborer des savoirs sans nécessairement viser un usage “immédiat”, ceci sans remettre en cause l’importance des sciences et techniques “appliquées” basées sur des résultats de recherche “fondamentale” (à condition de laisser une place à cette dernière).
Première de couverture du livre de Bernard Lahire, Savoir ou périr, Libelle, Seuil (2025).
Cet essai, court et d’accès facile, s’adresse à toute personne désirant revenir sur les bases du savoir et de la recherche scientifique, et sur l’enseignement et la transmission non seulement des connaissances mais aussi des méthodes.
Une autre présentation de l’ouvrage accompagnée de multiples liens vers des interventions de l’auteur dans les médias est disponible sur le site de l’ENS de Lyon dans l’actualité Savoir ou périr du 29 aout 2025.
B. Lahire, 2025. Savoir ou périr, Libelle, Seuil, 96p, 6,90 € (e-pub 4,99 €)
Brève rédigée par O.D. – 25 novembre 2025
