Retours de l'enquête usage(r)s de Planet-Terre

Quelques résultats et commentaires suite à dépouillement des réponses

Les résultats de l'enquête sur les usages et usagers de Planet-Terre, ouverte de mi-mars à début juin 2017, a permis de recueillir l'avis de plus de 220 personnes. À une exception près, les questionnaires ont été suffisamment cohérents (pas de réponses contradictoires au fil du questionnaire) et complétés pour en tirer des enseignements. Vous sont proposés ci-dessous quelques données quantitatives sur les répondants et leurs usages (les non-réponses font que la somme de certaines réponses à une question ne boucle pas à 100%). Ensuite les principaux points "les plus appréciés" et "les moins appréciés" évoqués dans les réponses seront listés, ce qui amènera à des commentaires, réponses, explications et perspectives.

 

Quelques données chiffrables et chiffrées

Les répondants sont à 84% des enseignants, à 9% des étudiants et à 7% des parents d'élèves et/ou amateurs de géologie.

Parmi les enseignants, 22% enseignent en collège, 63% en lycée jusqu'au bac, 12% en lycée post-bac (classes préparatoires, BTS) et 1,5% à l'université.

Le site Planet-Terre a été "découvert" essentiellement via un moteur de recherche (48%), mais aussi suite à une opération de promotion (18,3%), par un lien sur un autre site consulté (6,3%), et d'une autre manière dans 24% des cas.

Si 21% des répondants ne suivent pas particulièrement les publications du site, parmi les autres, 60% effectuent ce suivi lors de visites plus ou moins régulières, 30% par des recherches sur internet, 5% par des sites relais (sites académiques ou autres), 3% sont abonnés au fil RSS et 1% au compte Twitter du site.

En ce qui concerne les réseaux sociaux, 43% des répondants possèdent un compte Facebook, 17% une page LinkedIn et 16% un compte Twitter. Près de 8% des répondants ont déjà utilisé l'une des icônes Facebook, Twitter ou mèl (en bas des pages ressources et actualités) pour partager une publication de Planet-Terre.

En ce qui concerne le ressenti général, 91,1% des répondants se déclarent satisfaits de ce que propose le site (57,1% tout à fait, 34% plutôt) et 1,6% se déclarent non satisfaits (1,6% plutôt pas, 0% pas du tout). Il y a 7,3% des répondans qui ne donne pas d'avis général suite soit à non-réponse (3,1%) soit en déclarant ne pas suffisamment connaitre le site pour donner un avis (4,2%).

 

Les "plus" et les "moins" du site Planet-Terre

Parmi les "plus", on retrouve, par ordre décroissant de nombre de citations :

  1. qualité des articles : fiabilité, précision et rigueur scientifiques, écriture et/ou relecture par des experts
  2. variété des contenus : texte, images et illustrations légendées, vidéos, diagrammes, manipulations, modèles, diaporamas, kmz, références scientifiques...
  3. variété des types de ressources : articles de fond, articles plus "légers", conférences
  4. originalité des ressources mêlant parfois théorie, exemples et manipulations concrètes
  5. niveaux d'explication variés : accessibilité / rigueur , "tout public" / "expert", adaptation à la formation continue
  6. géolocalisation précise de nombreux affleurements ou sites géologiques intéressants et abordables
  7. variété des domaines abordés : classiques, émergents, théoriques, appliqués, histoire des sciences...
  8. existence d'une recherche thématique et d'un moteur de recherche interne
  9. transposition possible en classe : TP, documents, extraits, quelques approches didactiques/pédagogiques
  10. liens avec les programmes officiels, liens entre articles complémentaires
  11. rythme de publication "régulier"
  12. suivi possible par flux RSS ou via Twitter

 

Parmi les "moins", on retrouve, toujours par ordre décroissant de nombre de citations :

  1. le moteur de recherche interne : "mots-clés" pas trouvés même quand ils sont présents (passage par "Google", ou autre moteur, plus performant), absence de recherche "plein texte" (recherche limitée à titre, description, mots-clés et auteurs), manque de hiérarchisation des réponses, informations limitées pour choisir parmi les ressources d'un résultat de recherche, pas de proposition de mots-clés en cours de frappe, impossibilité d'affiner une recherche
  2. classification thématique : logique pas toujours partagée/comprise, manque d'ergonomie pour choisir le thème
  3. ergonomie, visuel, navigation : mise en page jugée "pas fun" ou chargée, menus pas simples d'utilisation, organisation générale confuse, navigation difficile, mise en page pas toujours adaptée aux petits écrans
  4. niveau des articles : niveau jugé parfois trop élevé/pointu avec des termes pas assez expliqués, non accessibles aux élèves, peu synthétiques, mais aussi parfois trop simples, quelques articles trop longs
  5. thèmes abordés : des thématiques non traitées, des ressources sans lien (ou alors pas très visible) avec les programmes
  6. thème principal des articles : ressources pas toujours replacées dans un contexte plus général, thématique(s) abordée(s) pas affichée(s)
  7. manque d'aspects pédagogiques / pratiques par raport à l'aspect scientifique, manque d'un espace de discussion sur les pratiques d'enseignement, manque de ressources sur l'utilisation des principaux logiciels utilisés en classe, trop peu de ressources utilisables par les élèves ou en classe
  8. mises à jour nécessaires : certaines ressources jugées trop anciennes
  9. restriction d'accès à certaines ressources (articles "pro")
  10. contenus : manque de tableaux, schémas, graphiques, expériences, quelques documents de mauvaise définition
  11. illustrations : photos ni zoomables ni téléchargeables, vidéos non téléchargeables pour une visualisation en classe, vidéos parfois difficiles à lire et parfois trop longues
  12. vidéos : ajouter un descriptif quand la ressource est une simple vidéo
  13. ressources "locales" à développer
  14. pas d'impression facile des articles pour une lecture hors connexion
  15. manque de date de publication pour les brèves / actualités
  16. lenteur du site
  17. manque d'un système d'évaluation des articles ("cet article vous a-t-il été utile ?") qui permettrait de hiérarchiser les résultats de recherche
  18. manque d'articles "réactifs" lors d'événements géologiques majeurs

 

Commentaires, réponses, explications et perspectives

On pourrait se contenter de remarquer que le ressenti est bon et que nombre de "défauts" sont finalement considérés par d'autres comme des "qualités" pour en rester là et ne rien faire bouger. Mais cette enquête avait aussi pour but de récolter des informations intéressantes pour alimenter la réflexion permanente sur l'évolution du site Planet-Terre, évolution, ou adaptation, engagée pratiquement depuis sa création en septembre 1999 (premières ressources mises en ligne en janvier 2000). Ci-dessous, les chiffres entre parenthèses renvoient au numéro dans la liste des "moins".

En ce qui concerne le moteur de recherche interne (1), jusqu'à trois moteurs parallèles ont coexisté... Chacun avec sa logique ses qualités, ses défauts... et son langage de programmation. On n'en est plus qu'à deux... en attendant de ne passer qu'à un seul. Actuellement le "meilleur" est de passer par la page de recherche (pas directement par la simple recherche par mot-clé en haut à droite, trop sensible à la casse et aux accents) car un certain nombre de problèmes y ont été résolus. Un moteur amélioré a été développé mais nécessite d'abord une montée de version du support logiciel (CMS ou SGC "système de gestion de contenu") de Planet-Terre, montée de version prévue aussi pour d'autres aspects techniques. La recherche est aussi volontairement limitée à certains champs (titre, description, auteur, mots-clés) car cela entraine un moindre cout en terme de temps de calcul. Ceci évoluera peut-être lors de la prochaine montée de version du SGC qui permettra éventuellement une recherche à "moindre cout". La proposition de mots-clés lors de la frappe de mots dans la barre de recherche existe déjà... mais, une fois encore, pour la version prochaine de Planet-Terre.

La classification thématique (2) actuellement utilisée par Planet-Terre est partagée avec l'université en ligne Unisciel et permet une valorisation des ressources dans les moteurs de recherche universitaires. Toute classification a ses avantages et ses inconvénients (qui n'a jamais pesté en voyant un livre sur les étagères d'une bibliothèque à une place jugée inadaptée ?), ici une ressource peut être classée à plusieurs endroits pour en faciliter l'exhumation du corpus général mais aussi parce qu'une ressource peut traiter de plusieurs thèmes (en biblilothèque, un seul "thème" est choisi). Cette classification est pensée pour une utilisation "universitaire", c'est-à-dire une utilisation par des personnes de niveau universitaire, dont les enseignants du secondaire, et non pas selon un besoin "programmes officiels du secondaire" parce que non seulement les programmes changent régulièrement, mais aussi parce que les ressources proposées ne sont ni pour les élèves ni des cours à faire en classe à un niveau donné. Dans sa dernière mouture, la classification utilisée par Planet-Terre, permet un accès plus direct aux grandes thématiques des sciences de la Terre. Des améliorations sont encore possibles (voire envisagées), mais ne dépendent pas que de Planet-Terre et demandent ensuite une reprise de la description thématique des 1460 (à ce jour) ressources proposées. L'accès à une représentation globale de la classification pourrait peut-être faciliter la navigation thématique dans le site. Quant à l'affichage de la thématique abordée (ou des thématiques) lors de la lecture d'une ressource (6), c'est une option envisageable et d'ailleurs apppliquée sur d'autres sites, option nécessitant, une fois de plus pour Planet-Terre, une montée de version du SGC (non pas pour des questions d'impossibilité technique mais afin de ne pas perdre de temps à adapter une fonctionnalité à une version "obsolète" d'un SGC amenée à évoluer "sous peu").

La version actuelle (esthétique, ergonomie) de Planet-Terre (3) date d'avril 2013. Une prise en compte de la définition de l'écran pour l'affichage des ressources y est intégrée (site dit "responsive"). Depuis cette date des évolutions importantes ont eu lieu : développement de l'usage des tablettes et smartphones mais aussi augmentation de la résolution des écrans. Ainsi un smartphone peut-il parfois être pris pour un grand écran. Ce problème particulier a été soulevé et devrait être rapidement résolu. Depuis cette date, les sites "classiques" ont aussi évolué : caractère généralement plus épuré, navigation avec des menus répétés en haut et en bas de page, moins d'informations de "catégories" différentes sur une même page, place plus importante de l'image... L'évolution du site Planet-Terre est bien sûr envisagée afin de répondre à l'attente des usagers ainsi que pour se rapprocher d'une forme d'"esthétique" globale plus proche de celle des autres sites ENS-DGESCO. Là encore, il n'est pas question d'entreprendre de grands bouleversements sans montée de version du SGC, même si, à la marge, quelques aspects devraient être "corrigés" avant car ne nécessitant que des interventions très mineures.

Le niveau des articles (4) est, il est vrai, assez variable, puisque certains sont accessibles à tous alors que d'autres sont réservés à des publics plus ou moins avertis. Il est ici nécessaire de rappeler que le site Planet-Terre est un site de formation initiale et continue des enseignants et pas un site de formation des élèves. Les articles doivent donc être accessibles au plus grand nombre possible d'enseignants (qui ont tous un niveau universitaire plus ou moins poussé en sciences de la Terre). De plus, il est explicitement demandé que les ressources de Planet-Terre (comme celles des autres sites disciplinaires ENS-DGESCO) évitent toute « subsitution ou redondance » avec des ressources proposées sur d'« autres sites institutionnels » (qui eux, proposent des ressources d'accompagnement des programmes, des progressions, ...), d'où l'absence de ressources ou d'espaces purement "pédagogiques" (7).

Les thèmes abordés dans les ressources (5) ne couvrent pas tous les aspects traités dans les programmes d'enseignement, même si ces derniers sont une référence incontournable lorsqu'il s'agit de solliciter l'écriture de ressources nouvelles. Ces "manques" n'interdisent cependnat pas le fait que des thématiques "hors programmes" soient abordées car cela participe du rôle de "veille" du site qui nécessite d'aborder aussi des thématiques émergentes ou plus classiques, appelées à apparaitre un jour ou l'autre dans de nouveaux programmes et devant donc faire partie de la culture scientifique générale des enseignants.

Ayant maintenant bientôt 18 ans, le site contient des ressources qui peuvent avoir "mal vieilli" (8) et contenant des illustrations de qualité jugée aujourd'hui assez médiocre (10). Ceci mérite un traitement particulier de ces ressources pour laquelle un travail de recensement doit être fait avant d'envisager leur devenir : sortie du corpus du site (quand des ressources plus récentes existent), mise à jour (réécriture partielle... voire totale), ou présentation particulière insistant sur leur "âge" et proposées plus ou moins comme des "archives" de l'évolution du traitement de certaines thématiques. Ceci sera discuté prochainement en comité éditorial afin d'en définir la priorité (la nécessité ne fait pas de doute).

L'existence d'un accès restreint aux personnes inscrites (9) pour certaines ressources a correspondu à des exigences anciennes de diffusion de contenus particuliers. Beaucoup de ressources ont été déclassifiées ces dernières années. Le sort des 35 dernières ressources concernées sera lui aussi prochainement débattu. L'espace "pro" sera soit supprimé, soit conservé en l'état (peu probable), soit dévolu à d'autres activités (formation, partage de documents...).

En ce qui concerne les illustrations (11), elles ont toujours été téléchargeables (comme tout ce qui apparait sur un écran) même si aucun dispositif particulier n'est mis en place pour l'indiquer (du type "Télécharger" à cliquer). Par contre, un simple clic droit sur l'image puis le choix "Enregistrer l'image sous" ou "Enregistrer la cible du lien sous" permettent, comme sur tout site, le chargement de l'image, et pour les figures ayant un titre, ce dernier est généralement cliquable pour proposer un affichage plein écran de l'illustration. Il en va de même pour les vidéos depuis qu'elles sont lisibles directement dans les pages de ressources par le navigateur web (et non plus en passant par un lecteur vidéo à posséder sur son ordinateur). La taille et la qualité des illustrations (10, 11) a évolué avec la technologie. Initialement de simples illustrations de "basse définition" étaient proposées (il fallait bien pouvoir passer par les lignes téléponiques 56k), puis, l'ADSL se développant, les illustrations ont été proposées en deux formats, l'un de "basse définition" pour l'affichage et l'autre de "haute résolution" pour une meilleure visibilité et utilisation (il y avait alors un "Agrandir l'image" à cliquer sous les illustrations concernées). La "basse résolution" a ensuite été abandonnée du fait de l'amélioration croissante du réseau. Aujourd'hui, d'une part, la "haute résolution" semble un peu basse pour une réutilisation confortable (projection en classe), mais, d'autre part, le développement des consultations sur tablettes et smartphones avec des débit "faibes" (par rapport à l'ADSL2 ou au câble) ainsi que la persistance de zones mal desservies amène à un retour à deux résolutions. Depuis juin 2017, les nouvelles ressources ont des illustrations utilisant une basse résolution pour l'affichage (résolution inférieure à la résolution unique précedente) et une haute résolution de meilleure qualité que la résolution unique précédente. Ainsi le temps de chargement des images est normalement réduit tout en donnant l'accès à des illustrations de meilleure résolution (en cliquant sur le titre de la figure ou sur l'image elle-même). La reprise des ressources anciennes (plus de 1400) sera longue et permetra un affichage plus rapide des ressources. Cependant, ce n'est que très rarement que les images pourront être proposées dans une nouvelle résolution améliorée (images très haute résolution rarement disponibles pour les ressources anciennes et temps de traitement trop importat pour un travail systématique sur les plus de 10 000 images).

La mise en ligne directement dans les pages des vidéos permet aussi un chapitrage de ces dernières (proposition d'un plan cliquable permettant une navigation accélérée lors de sa lecture), ce qui donne aussi un aperçu du contenu de la vidéo (12). Ceci nécessite cependant une reprise des ressources une à une... ce qui n'est pour l'instant fait que pour les vidéos jugées les plus importantes (avant de se généralliser ?... question de temps disponible).

Si de nombreuses ressources sont "locales" ou "localisées", il est vrai que la couverture du monde, et même du territoire métropolitain, est inégale (13). Heureusement, de nouveaux auteurs voyageurs explorent de nouveaux lieux et permettront sans doute de combler certaines lacunes.

La lecture de ressources "hors ligne" (14) a été envisagée, décrite, et même développée mais ne peut pour l'instant être proposée, non pas pour une question de version de SGC... mais pour une question, cette fois, de version du système d'exploitation des serveurs. Heureusement, cette montée de version est, indépendamment du besoin spécifique de Planet-Terre, en cours de déploiement sur les serveurs de l'ENS de Lyon et touchera donc à un moment le serveur hébergeant le site.

Si les ressources de Planet-Terre ont toutes une date de (première) publication, il est vrai que ce n'était pas le cas des "Brèves" (15). Depuis que ce souci a été relevé, sont systématiquement précisés l'auteur (au moins ses initiales) et la date de publication. Ce manque venait du fait que la date apparait lorsqu'on écrit la brève en mode "administrateur" mais n'est pas affichée en mode "lecture". Merci d'avoir relevé cette bizarrerie, les anciennes brèves seront reprises pour corriger cela puisque la date de publication est toujours importante pour juger de la pertinence d'une information (de même que pour les ressources "anciennes" (8)).

Un énorme travail de reconfiguration des différentes composantes participant à la diffusion du site Planet-Terre a permis depuis 3-4 ans de régler les problèmes internes de "lenteur" (16) voire d'inaccessibilité du site. Des soucis "internes" n'apparaissent plus qu'une ou deux fois par an et sont alors corrigés dès qu'ils sont détectés. Parfois le souci vient du service web de l'ENS de Lyon, ceci aussi de manière assez rare et généralement avec un traitement très rapide. Il reste les soucis de réseau classiques, comme la baisse de débit ADSL pour les personnes éloignées de plus d'un kilomètre du dernier relai aux heures de grandes écoute des télés via le web (même, et surtout, pour les chaines disponibles via la TNT !!). En de mulitples endroits, le débit chute à partir de 19h30-20h et jusqu'à... la fin du film.

L'évaluation des articles par les lecteurs (17) a, elle aussi, déjà été envisagée sous forme, initialement, de commentaires, comme cela se fait pour de nombreux sites d'actualité. La mise en ligne de commentaires engage cependant l'hébergeur. Soit les commentaires sont libres et l'hébergeur n'est pas responsable de leur contenu sauf si leur caractère illicite lui a été signalé, soit les commentaires nécessitent une inscription, une reconnaissance préalable et l'hébergeur est alors immédiatement responsable d'où la mise en place d'une modération. Dans le premier cas, on s'expose à la publication de commentaires orduriers ou déplacés, voire de trolls (propos sans rapport avec le sujet initial) d'où la nécessité d'une lecture systématique des commentaires mis en ligne. Dans le second cas, cela nécessite la mise en place d'une inscription un tant soit peu sélective (pas la simple déclaration d'un pseudo avec une adresse mèl non identifiable voire "poubelle" -service spécifique d'adresses "réelles" mais non consultées) et une modération qui limite la spontanéité et les échanges entre lecteurs. Devant le cout humain d'un tel dispositif, il n'a pas été retenu. En ce qui concerne le dispositif plus simple du genre "cet article vous a-t-il été utile", il peut présenter un intérêt sur un site de vente pour l'aide au choix d'après les avis d'acheteurs (véritables ou fictifs) ou pour un site d'aide au dépannage ("support") pour lesquels l'"utilité" d'une ressource est assez simple à définir : "votre choix a-t-il été influencé par cet avis ?" ou "Cette page vous a-t-elle permis de réparer votre souci ou d'avancer dans le diagnostic de la panne ?". Pour un site dédié à la formation initiale, à la formation continue et à la culture scientifique d'étudiants et d'enseignants issus de formations différentes et exerçant à des niveaux et devant des publics variés, il semble bien difficile non pas de définir l'"utilité" d'une ressource pour un lecteur à un instant donné, mais de s'assurer que l'"utilité" pour un lecteur correspond au besoin, à l'"utilité" pour tous les autres lecteurs. Que dire aussi des ressources de culture générale ou "plaisir" ? S'il est encore généralement admis qu'il est utile de posséder des connaissances scientifiques dans les domaines enseignés, l'"utilité" de la culture générale ou du plaisir est plus rarement reconnue. Que dire aussi des ressources jugées inutiles (ou plutôt non jugées utiles), dont l'utilité ne se révèlera qu'à la lecture d'une autre ressource ou face à une situation non anticipée ? Si cette évaluation semble pouvoir être utile à la hiérarchisation des résultats d'une recherche (1), d'autres actions évoquées ci-dessus pourront aussi avoir un impact comme, par exemple l'élimination, la mise à jour ou la mise de côté des ressources "anciennes" qui peuvent aujourd'hui polluer les résultats de certaines recherches.

Les articles écrits suite à des catastrophes naturelles (18) (... Xynthia 2010, Haïti 2010, Sendai 2011...) sont des "succès" éditoriaux. Les pics de consultations enregistrés correspondent au bon référencement du site et donc à la bonne position de ces articles dans les résutats des moteurs de recherche lors de la survenue de ces évènements, ils correspondent aussi à un besoin de la part d'enseignants qui auront alors des informations jugées fiables (point 1 des "plus") et utiles lors d'incontournables questions d'élèves ou étudiants. Cependant ces ressources ont petit à petit été construites pour non seulement apporter des informations sur un évènement particulier, mais aussi pour indiquer la démarche et les sites de référence à consulter pour collecter rapidement de quoi avoir une idée relativement précise du phénomène, de ses causes... Ces ressources ressortent donc généralement lors de nouveaux séismes, de nouvelles tempêtes... Leur utilisation pour retourner aux sources est alors certainement leur utilité principale qui correspond parfaitement à la mission de formation du site. Si de telles ressources seront certainement à nouveau proposées, ce sera surtout pour expliquer, réexpliquer, mettre à jour les démarches de collecte et d'interprétation des informations brutes disponibles.

 

Encore merci à tous ceux qui ont pris le temps de répondre à cette enquête et à tous ceux qui ont relayé l'information : ENS (Ulm), ENS Cachan, ENS de Lyon, Éduscol, IFÉ, DSDEN, IG, IPR, APBG (nationale et régionales), UPA et relais "Twitter"... Les éléments discutés ci-dessus alimenteront entre autres les réflexions du prochain comité éditorial de Planet-Terre dans quelques semaines et participeront aux orientations et priorités qui y seront définies et feront évoluer le site.

Rappel. Cette enquête a été réalisée en liaison avec le projet de recherche ReVEA dont la publication du rapport final est prévu pour avril 2018. Parmi les personnes impliquées dans ce projet, P. Daubias et V. Fontanieu (ENS de Lyon) sont ici remerciés pour avoir imliqué Planet-Terre dans ce projet, mais aussi pour avoir été à l'écoute des besoins du site lors de l'élaboration du quesionnaire et pour l'extraction et la mise à disposition des résultats bruts et semi-interprétés présentés ici.

 

O.D.- 29/09/2017